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Humanoïde générique observant un four électrique dans une vaste aciérie
Photographie éditoriale originale générée par IA ; elle ne représente pas le Figure 02 réel.
ENQUÊTE · HUMANOÏDES · CYCLE DE VIE

Figure 02 dans l’acier en fusion : pourquoi Figure AI détruit ses robots

De BMW au four finlandais : ce que révèle la retraite la plus spectaculaire de la robotique.

4 octobre 2026 · 25 min de lecture

Figure AI a fait sauter plusieurs Figure 02 dans une poche d’acier en fusion. Derrière la cascade virale se cache une question que l’industrie évite encore : comment met-on à la retraite une flotte d’humanoïdes propriétaires ?

L’enquête distingue les faits publiés par Figure, les performances techniques réellement démontrées et les informations environnementales qui manquent encore.

À retenir. Le métal a été refondu, mais aucun bilan matière public ne permet de qualifier l’opération de recyclage intégral.

Un robot qui choisit sa propre fin

La scène semble écrite pour le cinéma : dans une aciérie d’Imatra, en Finlande, un humanoïde marche vers le bord d’une plateforme puis plonge dans une poche d’acier liquide. Pourtant, Figure AI affirme qu’il ne s’agit ni d’images de synthèse ni d’une marionnette. Le Figure 02 exécute une politique de contrôle apprise en simulation, adaptée à partir des mouvements de cascadeurs. L’entreprise disposait de vingt-quatre heures, de six coulées et d’une fenêtre d’environ vingt minutes par coulée avant la formation d’une croûte solide. La publication date du 30 septembre 2026 ; Figure ne précise pas la date exacte du tournage. Cette distinction compte : le fait vérifiable est la publication documentée, tandis que le calendrier opérationnel reste inconnu. Le geste est spectaculaire, mais son véritable intérêt se trouve ailleurs. Une start-up qui promet des robots produits par milliers vient de montrer comment elle élimine une génération entière. Elle oblige ainsi l’industrie à regarder un sujet généralement laissé hors champ : que devient un humanoïde lorsque son architecture n’est plus compatible avec la suivante ?

Pourquoi la flotte Figure 02 est devenue encombrante

Figure 02 n’était pas un simple prototype oublié. Il avait servi de plateforme à Helix, effectué des tâches domestiques, travaillé en logistique et connu le premier déploiement de Figure chez BMW. Mais une flotte de développement coûte cher à entretenir : stocks de pièces, logiciels, bancs de test, procédures de sécurité et temps d’ingénieurs doivent suivre chaque génération. Figure explique que la croissance de Figure 03 rendait cette maintenance irrationnelle. L’entreprise ajoute que les Figure 02 contenaient des actionneurs sur mesure et d’autres éléments de propriété intellectuelle. Les revendre ou les remettre à un recycleur ordinaire aurait donc exposé du matériel confidentiel. Le démontage intégral aurait, selon elle, mobilisé les équipes au point de ralentir Figure 04. Cette justification est plausible, mais elle vient du constructeur lui-même. Aucun audit externe ne chiffre le coût du démantèlement, la valeur récupérable des composants ou le risque réel de fuite technologique. La fusion transforme alors un problème logistique en récit de marque : une destruction irréversible qui protège les secrets et attire l’attention.

Ingénieurs retirant les composants d’un humanoïde avant une opération dans une aciérie
Photographie éditoriale originale générée par IA ; elle ne montre pas le robot Figure 02 réel.

Les batteries ont été retirées : le détail de sécurité essentiel

Le récit aurait été beaucoup plus inquiétant si des packs lithium-ion étaient entrés dans le four. Figure indique que les fonderies américaines et mexicaines contactées refusaient précisément ce scénario. Les batteries ont donc été retirées avant la fusion, et l’opération a finalement eu lieu dans une aciérie finlandaise. Ce point doit être dit sans ambiguïté : une batterie lithium-ion exposée à une chaleur extrême peut déclencher un emballement thermique, projeter des matières et libérer des gaz dangereux. La vidéo n’est en aucun cas un mode d’emploi. Un robot en fin de vie doit être mis hors tension, sécurisé et traité par des professionnels. Le retrait du pack ne résout toutefois pas tout. Un humanoïde associe acier, aluminium, cuivre, aimants, polymères, mousses, textiles, cartes électroniques, adhésifs et parfois composites. Ces matériaux ne suivent pas nécessairement la même filière. Figure ne détaille pas ce qui a été ôté en plus des batteries, ni la préparation matière effectuée avant l’entrée dans le four. La sécurité immédiate est documentée ; le bilan de fin de vie, lui, ne l’est pas.

Ce que le saut autonome démontre vraiment

Le spectacle contient un résultat technique. Figure affirme avoir entraîné en simulation une nouvelle politique de mouvement à partir de références de cascadeurs, puis l’avoir exécutée dans une fonderie jamais visitée par les robots. L’environnement était hostile aux capteurs : chaleur rayonnante, champs électromagnétiques, fumées et matériel vidéo défaillant. Réussir la trajectoire montre une forme de transfert de la simulation au réel et une bonne robustesse du contrôle locomoteur. Mais l’épreuve reste préparée, bornée et courte. Elle ne démontre ni compréhension de la mort, ni intention, ni autonomie générale. Le robot ne « décide » pas de se sacrifier : il exécute un objectif défini par l’équipe. Le vocabulaire anthropomorphique sert la narration, pas l’analyse. Cette distinction est importante pour le public : un humanoïde qui réalise une cascade apprise peut être impressionnant sans posséder une conscience ou un jugement. Le test renseigne surtout sur l’équilibre, la précision d’impulsion et la capacité d’une politique motrice à fonctionner hors du laboratoire.

Ce que la cascade prouve — et ne prouve pas

PROUVE
transfert simulation-réel
contrôle de trajectoire
robustesse ponctuelle
≠NE PROUVE PAS
conscience
autonomie générale
circularité complète

De l’usine BMW au four finlandais

La carrière de Figure 02 permet de mesurer la vitesse du secteur. Figure indique qu’un déploiement de onze mois à l’usine BMW de Spartanburg a fonctionné sur des équipes de dix heures, du lundi au vendredi. Les robots auraient chargé plus de 90 000 pièces de tôle, cumulé plus de 1 250 heures, parcouru l’équivalent de plus de 1,2 million de pas et contribué à plus de 30 000 BMW X3. Leur tâche consistait à placer trois pièces sur un dispositif de soudage, avec une tolérance de cinq millimètres et un objectif de cycle total de 84 secondes. Ces chiffres sont publiés par Figure, pas par une étude indépendante, mais ils donnent une échelle utile. La même machine qui devient aujourd’hui une image virale a donc servi à recueillir des données de production. Son avant-bras, identifié comme principal point de défaillance, a directement influencé Figure 03 : électronique de poignet simplifiée, câblage dynamique supprimé et gestion thermique repensée. La valeur du robot ne résidait plus seulement dans ses composants, mais dans les défauts qu’il avait révélés.

Humanoïde générique manipulant une pièce de tôle dans une usine automobile
Photographie éditoriale originale générée par IA, inspirée d’un usage industriel sans reproduire Figure 02.

Figure 03 change l’économie de la flotte

Figure 03 a été présenté en octobre 2025 comme un modèle redessiné pour l’intelligence Helix, la maison et la fabrication en volume. Il est annoncé 9 % plus léger que Figure 02, équipé de mains tactiles, d’un champ de vision élargi et d’une recharge inductive de 2 kW. Surtout, sa conception remplace une part importante des pièces usinées CNC par des procédés outillés : moulage sous pression, injection et emboutissage. Ce choix réduit le coût unitaire lorsque les volumes augmentent, mais il accentue aussi la rupture entre générations. Les pièces d’un prototype usiné peuvent être modifiées une par une ; une architecture conçue pour une ligne industrielle engage une chaîne d’approvisionnement entière. En avril 2026, Figure déclarait avoir dépassé 350 unités Figure 03 et démontré un temps de cycle d’un robot par heure, contre un par jour quelques mois auparavant. Elle évoquait également plus de 9 000 actionneurs produits et 500 packs de batteries. À cette échelle, la réparation, le rappel, le reconditionnement et la fin de vie ne sont plus des détails : ce sont des fonctions industrielles.

Recyclage, refonte ou objet promotionnel ?

Après la fusion, Figure dit avoir renvoyé aux États-Unis des barres métalliques issues de la coulée. Elles doivent être usinées en une petite série d’objets commémoratifs vendus au public. Il y a donc bien récupération d’une fraction métallique et transformation en nouvel objet. Mais le mot « recyclage » peut induire une conclusion trop large. Nous ignorons la masse initiale des robots, la masse des batteries et composants retirés, la composition du bain, le rendement de récupération, les pertes, les émissions liées au transport vers la Finlande puis vers les États-Unis, et le devenir des cartes électroniques. La refonte dans un four électrique de 75 tonnes ne signifie pas que chaque kilogramme du robot entre dans un circuit fermé. Elle peut aussi diluer des alliages de grande valeur dans un acier de moindre valeur fonctionnelle. Sans inventaire matière ni analyse de cycle de vie, la formulation rigoureuse est celle-ci : Figure a refondu une partie métallique de ses anciens robots et en a tiré des artefacts. L’opération prouve une destination ; elle ne prouve pas l’optimalité écologique.

La propriété intellectuelle contre la réparabilité

L’argument de protection industrielle révèle une tension majeure. Plus un robot concentre des actionneurs, cartes et capteurs propriétaires, plus son fabricant veut contrôler sa fin de vie. Cette logique peut être compréhensible pendant une course technologique, mais elle limite la réutilisation. Un actionneur encore fonctionnel pourrait servir de pièce, de banc pédagogique ou de matériel de recherche ; un module fermé et confidentiel devient un déchet stratégique. Les ordinateurs, voitures et machines-outils disposent progressivement de filières de reprise, de pièces standardisées et de marchés de reconditionnement. Les humanoïdes partent presque de zéro. Si chaque génération exige la destruction de la précédente pour préserver les secrets, la montée en volume produira un gisement complexe et coûteux. Le secteur devra définir des niveaux d’accès : effacement sécurisé des logiciels, neutralisation des clés, récupération des batteries, démontage certifié et réemploi de sous-ensembles non sensibles. Détruire un prototype rare peut rester exceptionnel. Faire de cette méthode la norme pour des dizaines de milliers de machines serait difficile à défendre économiquement comme écologiquement.

Timeline graphique

2024Présentation de Figure 02 et premiers essais industriels.
2025Helix, tâches domestiques et déploiement BMW.
Octobre 2025Présentation de Figure 03.
Avril 2026Plus de 350 Figure 03 annoncés.
Juin 2026Figure 03 revient chez BMW.
30 septembre 2026Publication du film de décommissionnement.

Ce que les futurs acheteurs devraient exiger

Figure ne commercialise pas encore ses humanoïdes avec un prix catalogue public. Pourtant, les clients industriels auront besoin de garanties très concrètes avant de signer : durée de support, disponibilité des pièces, coût des interventions, politique de reprise, effacement des données, transport des batteries, mise à jour logicielle et valeur résiduelle. Le coût total de possession ne s’arrête pas au loyer ou au prix d’achat. Un robot immobilisé, devenu incompatible ou renvoyé outre-Atlantique peut coûter plus cher que prévu. La fin de vie devrait être inscrite au contrat dès le premier jour. Qui possède les données accumulées ? Qui retire les éléments dangereux ? Le constructeur reprend-il l’unité ? Quel pourcentage est réemployé ? Les pièces peuvent-elles migrer vers une nouvelle génération ? Les entreprises qui achètent aujourd’hui des flottes expérimentales participent aussi à la construction de ces standards. Le film de Figure rend visible un problème, mais il ne fournit pas encore le cahier des charges dont le marché a besoin.

La vraie hiérarchie de fin de vie

1
Réemploi
→2
Reconditionnement
→3
Pièces
→4
Matières
→5
Élimination

Un coup médiatique remarquablement calibré

Arnold Schwarzenegger, associé à l’image de Terminator, apporte au film une référence immédiatement compréhensible. Figure explique que l’idée de fondre les robots est venue d’une réponse de l’acteur à une consultation en ligne. Le résultat superpose cascade, nostalgie cinématographique, démonstration d’IA et vente d’objets en édition limitée. C’est une campagne très efficace : elle transforme l’obsolescence en événement et évite les images banales de démontage. Mais l’émotion peut écraser la question industrielle. Une fin spectaculaire paraît plus noble qu’une chaîne de dépollution, alors que cette dernière serait souvent plus instructive. Le rôle d’un média spécialisé consiste à conserver les deux lectures. Oui, l’opération est réelle et techniquement difficile. Oui, elle signe la fin d’une plateforme qui a produit des données importantes. Et oui, elle laisse sans réponse des questions essentielles sur la quantité de machines, le bilan carbone, les matériaux récupérés et les alternatives étudiées. Le marketing n’annule pas la prouesse ; la prouesse ne dispense pas de transparence.

Ingénieurs triant des actionneurs et cartes électroniques provenant d’un humanoïde démonté
Photographie éditoriale originale générée par IA ; elle illustre une filière de réemploi encore à construire.

La timeline d’une génération accélérée

Figure 02 est dévoilé en 2024, puis rejoint BMW pour des essais de manipulation de tôle. En 2025, la plateforme sert au lancement de Helix et à des démonstrations domestiques ; Figure publie en novembre le bilan de onze mois chez BMW et officialise le début de la retraite. Figure 03 est présenté en octobre 2025 avec une conception destinée à la fabrication en série. En avril 2026, Figure annonce plus de 350 unités et un cycle démontré d’un robot par heure. En juin, Figure 03 revient à Spartanburg pour une tâche de séquençage qui combine manipulation et locomotion. Le 30 septembre 2026, l’entreprise publie le film de décommissionnement de Figure 02. En moins de trois ans, un humanoïde est donc passé de nouveauté à outil industriel, puis à patrimoine fondu. Cette chronologie résume la cadence du secteur, mais elle rappelle aussi que les promesses de durabilité doivent être évaluées sur des générations très courtes. La prochaine étape sera Figure 04 ; l’enjeu sera de savoir si la fin de Figure 03 sera plus circulaire que celle de son prédécesseur.

Conclusion : une retraite brillante, un modèle à inventer

Le plongeon de Figure 02 dans l’acier en fusion fonctionne parce qu’il condense toute l’ambivalence de la robotique humanoïde. La machine est assez avancée pour réaliser une cascade autonome, assez précieuse pour que ses secrets soient protégés, et déjà assez ancienne pour devenir un fardeau. Figure a transformé cette contradiction en récit spectaculaire. L’entreprise a retiré les batteries, utilisé un four industriel et récupéré du métal pour des objets commémoratifs : ce sont des faits. Elle n’a pas publié de bilan de circularité, de masse récupérée ou de comparaison avec un démontage : ce sont des absences tout aussi importantes. À mesure que BotQ accélère, la vraie performance ne sera plus seulement de fabriquer un robot par heure. Elle sera de concevoir des machines réparables, traçables et démontables sans exposer la propriété intellectuelle. Figure 02 a aidé à produire des voitures et à améliorer Figure 03. Sa dernière leçon pourrait être la plus durable : une industrie des humanoïdes n’est mature que lorsqu’elle sait aussi organiser leur seconde vie.

Vers un passeport numérique du robot

Une réponse crédible pourrait prendre la forme d’un passeport numérique attaché à chaque humanoïde. Il ne révélerait pas les secrets de conception, mais décrirait les familles de matériaux, la chimie de la batterie, les opérations de mise en sécurité, les pièces remplaçables et les filières agréées. Chaque intervention importante serait enregistrée : changement d’actionneur, mise à niveau d’un capteur, accident, rappel ou remplacement du pack. À la retraite, le passeport permettrait de choisir entre réemploi complet, reconditionnement, prélèvement de pièces et récupération matière. Cette traçabilité devient indispensable lorsqu’une flotte reçoit des mises à jour à distance et accumule des données sensibles. Le disque et les clés cryptographiques doivent être effacés sans condamner le métal ou les moteurs. Les constructeurs automobiles savent déjà gérer des numéros de série, campagnes de rappel et catalogues de pièces pendant de longues périodes. Les fabricants d’humanoïdes devront atteindre un niveau comparable, même si leur logiciel évolue plus vite. Figure explique avoir construit un système de gestion de flotte, des procédures de rappel et un suivi de santé en temps réel pour Figure 03. Étendre cette infrastructure jusqu’à la fin de vie serait une suite logique. Le passeport ne garantit pas à lui seul la durabilité, mais il rendrait les engagements mesurables et comparables.

Pourquoi cet épisode concerne toute la robotique

Figure n’est pas la seule entreprise à itérer rapidement. Tesla, Unitree, Boston Dynamics, Agility Robotics et de nombreuses start-up modifient moteurs, mains, capteurs et calculateurs d’une génération à l’autre. Dans cette phase, la destruction de prototypes peut sembler marginale. Elle préfigure pourtant une question de volume. Une usine capable de produire douze mille robots par an peut créer en quelques années un parc aussi important que celui de certaines machines spécialisées. Si la durée utile reste courte, le flux de retours deviendra un poste industriel majeur. Les modèles économiques par abonnement ou robot-as-a-service renforcent la responsabilité du constructeur : il récupère physiquement l’unité et décide de son destin. Cela peut favoriser le reconditionnement, car l’entreprise conserve la valeur des composants ; cela peut aussi encourager une obsolescence contrôlée si aucune règle ne l’oblige à publier ses résultats. Les futurs classements d’humanoïdes ne devraient donc pas comparer seulement vitesse, charge utile ou autonomie. Ils devraient intégrer la durée de support, le taux de pièces réutilisées, la disponibilité des réparations et l’énergie nécessaire au remplacement. La cascade de Figure 02 marque les esprits. Le progrès véritable sera atteint lorsqu’une retraite ordinaire, démontable et documentée deviendra plus intéressante qu’un plongeon dans l’acier.

FAQ

Figure AI a-t-il vraiment jeté des robots dans de l’acier en fusion ?

Oui. Figure affirme que des Figure 02 ont sauté de façon autonome dans une poche d’acier en fusion en Finlande. La vidéo et le récit ont été publiés le 30 septembre 2026.

Pourquoi Figure AI a-t-il détruit ses Figure 02 ?

L’entreprise invoque le coût de maintenance d’une flotte ancienne, la protection de ses actionneurs propriétaires et le temps qu’aurait demandé un démontage manuel, susceptible selon elle de retarder Figure 04.

Les batteries étaient-elles encore dans les robots ?

Non. Figure précise que les fonderies contactées refusaient les batteries lithium-ion et montre une préparation avec retrait des packs. Il ne faut jamais introduire une batterie dans un four.

S’agit-il réellement de recyclage ?

Le métal a été refondu puis transformé en objets commémoratifs. Mais Figure ne publie ni bilan matière, ni taux de récupération, ni traitement détaillé des cartes électroniques et composites. On peut parler de refonte partielle, pas prouver une circularité complète.

Combien de Figure 02 ont été détruits ?

Figure dit que la majorité de la flotte a disparu et que quelques unités restent stockées, sans publier le nombre exact d’exemplaires fondus.

Que faisait Figure 02 chez BMW ?

Selon Figure, le déploiement de onze mois à Spartanburg a chargé plus de 90 000 pièces, cumulé plus de 1 250 heures et contribué à plus de 30 000 BMW X3.

Figure 03 remplace-t-il déjà Figure 02 ?

Oui dans la feuille de route de Figure. Figure 03 est revenu chez BMW en 2026 pour des tâches de séquençage et sa production est montée à plus de 350 unités annoncées.

Combien coûte un robot Figure 03 ?

Figure AI n’affiche aucun prix catalogue public. Les chiffres circulant en ligne ne doivent donc pas être présentés comme un tarif officiel.

Sources et bibliographie

Appel à l’action. Demandez aux constructeurs d’humanoïdes de publier, avec leurs démonstrations, un indicateur simple : masse réemployée, masse recyclée, masse éliminée et émissions de la fin de vie.

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